Ouverture de parchemin




   Je m'appelle Cyril. J'écris, mais je n'ai ni d'histoire dramatique à vous raconter, ni de vie extraordinaire digne des plus grands bloggeurs que beaucoup suivent. Pour le moment du moins.

  Ce blog est vieux aujourd'hui. A mes yeux, il l'est. Et pourtant j'ai l'impression de poster son premier article. Le dernier poste n'était même pas un article de conclusion du site. Posté le 14 septembre 2014, c'était un texte, comme les 151 autres que j'ai posté ici. 
   J'avais besoin de souligner ce chiffre-là. Pour moi avant tout : je me rends compte à quel point c'était extraordinaire. J'avais 13 ans, et pendant plus ou moins deux ans, je tenais en moyenne un rythme d'une poésie par jour (certes, un rythme qui s'est perdu à la fin). 


Seul dans le vide, 05/09/2013 : Premier article, premier texte, première poésie du blog ! Avec bien sûr, des fautes.

    Le dernier texte posté sur ce blog date donc du 14 septembre 2014, soit un an après le lancement du projet "L'écriture, cette évasion", premier titre du blog, qui avait pour but d'accueillir une de mes poésies chaque jour. Pendant longtemps, avec quelques difficultés de temps à autres, j'ai réussi à tenir ce rythme. Ce qui est incroyable, puisque je me sentirai incapable aujourd'hui de le soutenir.

   Si nous voyageons dans le futur, nous sommes désormais le 17 avril 2017, deux ans et sept mois plus tard. La date à laquelle je poste cet article. En presque trois ans, en prenant les textes de ce blog comme témoins de la personne que j'étais, on a le temps de changer toute une âme. Je ne suis pas radicalement différent de ce petit collégien, plein de poésies dans la tête. J'en ai toujours des poèmes. Mais me voilà davantage forgé aujourd'hui, loin de l'être complètement cependant. J'ai enfin un aperçu du chemin du destin qui se dessine, et s'il garde sa part de terrifiant, je suis aujourd'hui bien moins terrorisé par celui-ci que Cyril, 13 ans, 14 ans, 15 ans.

https://ellehlb8.wordpress.com/
   C'est une amie qui s'est lancée dans son blog il y a une semaine qui m'a refait penser à L'écriture, cette évasion (les plus perspicaces d'entre vous auront déjà compris que le blog a changé de nom pour Parchemin virtuel, mais nous y reviendront). Cette amie se lance tout juste dans l'aventure du blog, et je la connais, c'est le commencement de ce qui peut devenir un blog culte.
   Merci à toi, tu es désormais une énième inspiration qui s'ajoute à la liste de celles qui ont fait vivre ce blog.

   Le commencement. Ça peut signifier tant de choses. Et c'est ce dont je voudrai vous parler. Entre bien d'autres sujets. Je commencerai par annoncer que ce bric-à-brac s'anime d'une nouvelle flamme, pour commencer une nouvelle aventure dans les profondeurs d'un monde imaginaire, et recommencer, continuer, ce qu'un petit Cyril avait commencé il y a longtemps (sans le rythme qu'il avait choisi que je trouve bien trop fou aujourd'hui).
   En toute vérité, cet article n'est centré sur rien. J'y laisse parler mon esprit. Il risque donc d'être grand et de s'aventurer sur plein de paysages différents. Après tout, cet esprit n'a pas parlé ici depuis trois ans !

Mars 2015
   C'est étrange. Je choisis donc de parler d'abord de commencement, mais ce n'est pas la première pensée que j'ai eue lorsque je me suis penché sur cet article. Ainsi, bien que le choix puisse être surprenant, je vous parlerai de commencement, en l'associant avec nostalgie, et avenir.
   On ne part jamais de rien. Quel que soit le projet, l'idée, l'ambition. Tout prend naissance de quelque chose. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, disait notre ami, le bon vieux Lavoisier. Il y a 3 ans et 7 mois, lorsque Cyril, 13 ans, se lance dans le projet L'écriture, cette évasion, il part de l'inspiration d'un monde bien trop imparfait pour lui, allant de ses milliers de critiques qu'il pouvait lui apporter, criant au ciel qu'à défaut d'un monde bien meilleur, il préférerait son monde à lui. Il choisit donc lui-même son existence, avec les parts de ses rêves imaginaires et les parts d'existence qui font de sa vie quelque chose de convenable.

   J'ai encore beaucoup à hurler au monde, en bien ou en mal. Mais ce n'est plus cela qui me porte aujourd'hui. Enfin, plus totalement.
   Une grande chose qui domine en moi et qui est sans doute l'un des murs porteurs de la volonté de reprendre ce blog se nomme "Nostalgie".
   Nostalgie est une amie. Elle se loge partout autour de moi, cette photo est d'ailleurs l'une de ses résidences. Voilà, depuis longtemps un Peter Pan sommeille en moi, qui ne veut pas trop grandir et s'éloigner de son enfance, apeuré par la vie des grandes personnes qui attise la curiosité du Petit Prince. Et en grandissant, cette peur (qui tient toujours sa petite place au fond de moi) s'est métamorphosée en nostalgie. Je regarde sans cesse derrière moi, me souvenant des milliers de moments que la vie m'a offert et qui s'éloigne au fur et à mesure que le futur m'emmène. Je pourrai payer pour revivre cette infinité d'instants qui me manquent.
   Mon amie Nostalgie encourage bien des commencements, contrairement à ce que vous pouvez penser. Selon bien des personnes, le sentiment de nostalgie est négatif et empêche l'accès total au bonheur. Elles ont bien raison, mais je ne vois pourtant pas ma vie sans nostalgie. J'aime me souvenir des passages si merveilleux de mon passé avec ce pincement au cœur qui me fait regretter la fin de ceux-ci. Ce sentiment m'inspire et me porte, et me permet de songer à des départs, à un avenir. A un commencement.

   Tout compte fait, commencement était parfait pour commencer (haha) cette ouverture de parchemin. Mais avant d'en dire davantage sur l'avenir, résumons ce passé si important. Qu'ai-je fait ici ?

   Je viens de supprimer une phrase, j'allais écrire "Je commence simple". Mais ce n'était pas simple ! Je ne prenais pas conscience, à l'époque, du labeur créatif que ça allait demander, bien que je l'aie fait pendant plusieurs mois : ouvrir un blog que j'animerai de mes écrits chaque jour. Il y avait parmi mes quelques lecteurs un monsieur dont j'appréciais beaucoup la plume, qui me comblait à chacun de mes articles, complimentant la qualité de ma prose. C'était drôlement touchant et motivant ! Merci à toi, Stellamaris, tu as ta part de responsabilité dans l'existence de ce monde.
Rose d'encre, avec la merveilleuse participation d'Elo
http://elo-koala.tumblr.com

   J'ai expérimenté, en février 2014, une poésie en anglais, une grande première. J'étais fier : j'étais alors en troisième.
  Toujours en février 2014, j'ai écrit quelques petits minuscules textes dans un petit jeu, Rose d'Encre. Le principe : j'écrivais, Elo dessinait. Elo dessinait, j'écrivais. Elo, petit Koala au talent extraordinaire de dessin que j'apprécie beaucoup : Regardez !

   Depuis aussi longtemps que ce blog existe, il y a dans ma tête un projet, une grande histoire qui s'est construite pendant des années. Je n'en dirai pas plus, elle verra le jour quand elle sera prête. Mais je devais remercier Mimie, qui dessine également extraordinairement bien, et qui m'a longtemps accompagné dans cette histoire.

   L'avenir... notion terrifiante qui n'est construite qu'avec de l'inconnu. On pourrait tout planifier jusqu'à notre ascension vers les étoiles, l'avenir restera indomptable, justifiant les quelques peurs qu'il provoque en moi. Mais je m'y tourne aujourd'hui volontiers, prêt à écouter les murmures de l'existence et vivre les rêves qui se bousculent encore en moi, acceptant entièrement la compagnie du temps qui passe.
   Avenir, tu m'effraies. Tu menaces sans cesse de me retirer les jours passés si beaux, qui chantent en moi avec nostalgie, me criant d'y retourner. Je fais face à l’impossibilité de sauter le mur du passé, alors je n'ai d'autres choix que de suivre ton couloir, mais je le fais aujourd'hui de gré. Mes peurs sont également un pilier de tout, de cette aventure, de la construction de mon être.
   De quoi ais-je tant peur ? De perdre ce qui faisait mon passé, ce qui fait mon présent une vie si formidable. Je garde l'espoir que tu me réserves le meilleur, mais cela ne suffit pas. Pas quand je sais que tu me réserves dans ton couloir (loin cependant, je l'espère) une fin. Tous les grands philosophes pourront s'allier pour souligner l'importance de ne pas avoir peur de la mort, cela ne servirait à rien. Je redoute plus que tout de terminer cette existence. Mais si toutefois je suis forcé à la mener vers cette conclusion, puisse mon corps voyager éternellement dans les étoiles.

   Mais je ne suis pas venu parler de mort, c'est encore trop triste, et je préfère croire qu'elle ne se soucie pas encore de moi. Je préfère parler de vie. Et la vie, c'est ce que je décide de créer sur ce parchemin virtuel de mes pensées.
   A travers la poésie je voulais exprimer ma vie, aussi j'ai décidé de suivre ce premier désir jusqu'au bout.

   Je ne m'attends pas à ce que beaucoup parviennent jusqu'à ce point de ce texte, mais au moins me voilà libéré de toutes ces réflexions. Merci au parchemin de me permettre l'expression, et au lecteur courageux qui est parvenu jusque-là de m'accorder son attention.
   Cet article pose donc la première pierre d'un nouveau départ. Je ne supprime pas mes précédents ouvrages. Ils témoignent d'une vie passée, je suis fier d'une part, moins d'une autre. Certains sont incorrects, d'autres sont à mes yeux sublimes. Mais il faut de tout pour construire une vie. Ma vie.


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